Méthode

 

À la croisée du corps et de l’esprit, à la croisée des Thérapies Manuelles Occidentales et Orientales, de la libération émotionnelle et de l’aïkido…

En passant manuellement par le corps pour atteindre l’esprit, en prenant directement contact avec son garde fou, le souffle, nous redonnons à  l’être humain sa position initiale.

Dans la méthode Kyma, nous travaillons toujours debout. S’il en est ainsi, c’est que nous considérons que l’être humain vit à soixante-dix pour cent de son temps sur ses deux jambes. Lorsqu’il est confronté aux situations éprouvantes de la vie, lorsque celles-ci viennent à le déséquilibrer, c’est durant sa vie active que cela se produit et c’est toujours debout qu’il les subit et toujours debout qu’il les affronte.

Il faut donc rééquilibrer l’être humain dans la même position que lorsque celui-ci fut déséquilibré, c’est-à-dire debout. Notons que dans cette méthode, l’équilibre du praticien est mis à l’épreuve, sans cela la méthode ne peut fonctionner. Étant un travail où le contact physique et émotionnel est très présent, il est essentiel que le praticien soit en parfait équilibre afin que la personne traitée puisse sentir une forte stabilité sur laquelle elle va pouvoir s’abandonner quand viendra le moment de lâcher prise.

La personne traitée est debout, dos au mur. Face à elle se trouve le praticien, il est de front et peut commencer à exercer les gestes techniques.

Dans un premier temps, il prend contact physiquement avec la personne en plaçant ses mains sur sa cage thoracique et sur son abdomen. Le praticien accompagne la personne dans son mouvement respiratoire en compressant horizontalement la cage thoracique ou le ventre à l’expir et en les décompressant à l’inspir. C’est dans l’accompagnement du mouvement que le praticien va pouvoir sentir la tension intérieure. Plus l’esprit de la personne est tendu, plus son corps l’est aussi. Il est donc logique que le mouvement respiratoire manque d’amplitude au début de la séance.

C’est ici que le travail du praticien prend tout son sens. C’est en répétant ces mouvements, parfois rapides, parfois lents qu’il va pouvoir sentir et localiser les blocages internes causés par la tension émotionnelle. Il va devoir redonner au corps de la personne de l’amplitude dans son mouvement respiratoire et c’est par ces compressions et décompressions de plus en plus profondes dans le corps que le souffle va reprendre sa place. Le souffle va chasser la tension et les émotions qui s’étaient enfouies dans la cage thoracique et dans le ventre.

On note aussi pendant la séance que c’est également un massage intracorporel (façon fasciathérapie) qui est effectué par le praticien sur la personne. Ce massage est effectué à l’aide de deux actions :

1 : En exagérant le mouvement du diaphragme (sa montée et sa descente) lors des compressions et décompressions thoraciques et abdominales. Le praticien utilise le mouvement de piston qu’à le diaphragme pour masser les organes du haut (principalement le péricarde) et les organes du bas (les viscères). Plus techniquement, en compressant et en décompressant le ventre, le praticien permet au diaphragme d’aller beaucoup plus loin dans la longueur de son mouvement à l’inspir et à l’expir. C’est alors que les viscères sont décompressés lorsque le diaphragme est en position haute et sont massés par celui-ci lorsqu’il redescend. Tous les tissus conjonctifs sont à ce moment-là en phase d’expansion jusqu’à qu’ils reviennent dans leur positionnement naturelles, décomprimées et libres quand le mouvement respiratoire aura retrouvé son amplitude après la séance, ce qui permettra aux organes du ventre d’être libérés de la tensions des tissus qui les entourent.

2 : En envoyant une légère impulsion sur le thorax ou sur l’abdomen, ce qui a pour effet de créer une onde. Cette impulsion ne nécessite aucune force. Le praticien fait partir cette onde depuis son bassin, elle monte en direction de son épaule pour ensuite traverser son bras. Cette onde se propage ensuite dans le corps de la personne quand il compresse le thorax et le ventre. La propagation de l’onde atteint d’abord la peau, puis les tissus, les muscles et les organes et pour enfin terminer sa course sur la colonne vertébrale et sa moelle épinière. Cette légère onde permet de faire vibrer légèrement la structure du corps, ce qui a pour effet de relâcher la tension nerveuse présente dans les différentes parties de celui-ci.

Toute la technique est finalement basée sur le MOUVEMENT, d’une part par le mouvement précis qu’utilise le thérapeute en direction du thorax et de l’abdomen et d’une autre part par le mouvement qui se crée à l’intérieur du corps tendu, atrophié par l’état d’inhibition dans lequel se trouve la personne.

C’est ici qu’apparaît la notion de vague… « KYMA »…Nous créons des vagues dans les tissus et tout ce qu’ils englobent. Sur leur chemin, ces vagues balayent les tensions qui créent chez la personne plusieurs types de dysfonctionnements physiologiques.

Ces tensions et sentiments d’oppressions disparaissent et le ventre et la cage thoracique se dénouent naturellement. Enfin le corps libéré de ce carcan, peut retrouver son espace de liberté, cet espace si précieux qu’à besoin le souffle pour pouvoir s’exprimer…..

C’est d’ailleurs souvent à ce moment-là que les émotions s’échappent par le rire, par les pleurs ou par l’intensité de ce nouveau souffle. Tout cela permet à l’individu de se libérer de ce trop-plein émotionnel néfaste qui engendre chez lui tous ces problèmes de confiance, de respiration, de morosité, d’expression et de santé…