Les Formateurs

 

Bernard Tisné :

« Les universités n’enseignent point toutes choses, il faut aux médecins chercher les bonnes femmes, les bohémiens, les tribus errantes, les brigands hors la loi et se renseigner chez tous. Nous devons par nous-mêmes, découvrir ce qui sert à la science, voyager, subir maintes aventures et retenir ce qui en route est utile. Paracelse  »

 

Bien souvent, mes patients me demandent : vous êtes ostéopathe mais vous n’agissez pas comme les autres ostéopathes que nous avons déjà consultés. Je leur réponds simplement que l’Ostéopathie est très à la mode en ce moment et fait partie des médecines manuelles mais elle n’est pas une panacée. Il y a beaucoup d’autres méthodes aussi efficaces que l’Ostéopathie à travers le monde. J’ai fait la synthèse de toutes les méthodes de rebouteux que j’ai apprises pendant des années au cours de mes voyages à l’étranger, mélangée à ce qu’il y a de mieux en Ostéopathie en la dépouillant de son côté mystique pseudo énergétique.

L’Ostéopathie énergétique est une pure invention pour occidentaux en mal de mysticisme ou de thérapies orientales. Le soleil qui se lève réchauffe la terre et ses habitants. Il transmet son énergie et sa chaleur par sa seule présence. Il ne fait pas des cours ou des stages le week-end pour apprendre à transmettre sa chaleur et son énergie. L’énergie ne se recherche pas, elle se reçoit pour l’être qui la veut sans aller la chercher. On la possède naturellement et c’est les autres qui la ressentent instinctivement à notre contact. Le bâillement n’est-il pas communicatif ? Nul besoin de cours, de méthodes ou de systèmes pour que l’autre personne baille elle aussi.

Après avoir suivi un cursus traditionnel et enrichi ma pratique par des méthodes complémentaires occidentales (méthode Bowen, méthode Moneyron, méthode Dorm etc…), insatisfait et toujours à la recherche de progression, je pars en voyage à travers le monde pour étudier et améliorer ma pratique.

Je me suis imprégné des techniques complémentaires et naturelles acquises lors de nombreux voyages à travers de nombreux pays, d’abord en commençant par les USA source de l’Ostéopathie, et ensuite par l’Asie dont entre autres le Pakistan, la Malaisie, le Japon, la Chine, l’Inde, le Népal, la Thaïlande etc, puis j’ai bifurqué vers l’Amérique du Sud avec le Pérou, la Colombie et l’Equateur et aussi quelques pays d’Afrique Noire et pour finir le Maroc avec l’étude des rebouteux Berbères. Je suis sorti des capitales pour partir à la rencontre des autochtones dans leurs villages afin de m’intéresser aux techniques ancestrales.

J’ai découvert dans un premier temps et me suis inspiré par la suite des gestes traditionnels de nombreuses populations souvent défavorisées où la médecine telle que nous la connaissons nous Européens est remplacée par des manipulations simples mais efficaces apportant rapidement un soulagement reconnu.

Tout en ne reniant pas mon activité première qui est l’Ostéopathie, je me suis rendu bien vite rendu compte que nous ne savions pas ” TOUT “.

Mon premier choc fut lorsque je vis qu’au Pakistan les gens qui allaient chez le coiffeur, se voyaient en plus de leur coupe de cheveux administrer un long massage du crane qui était une source de détente évidente pour les clients. Le coiffeur était à la fois thérapeute et masseur. Ces gens-là avaient compris le massage du crâne et ses effets thérapeutiques bien avant que les Ostéopathes du 19ème siècle le découvrent.

Les grands-mères du Kerala au sud de l’Inde qui enseignaient le massage des bébés à leurs filles ignoraient tout de l’Ostéopathie mais n’avaient rien à envier avec leurs pratiques empiriques aux Ostéopathes modernes sur le “Toucher” du bébé. Ce fut un bouleversement et une remise en question de tout ce que j’avais appris jusque-là. Je décidais alors d’observer un peu plus attentivement toutes les pratiques ancestrales dans chaque pays avec un œil neuf et sans aucun préjugé. Toujours cobaye pour mieux comprendre, je fus parfois un peu interloqué par des praticiens peu expérimentés mais fus admiratif devant la dextérité de certains…

 

Sébastien Tisné :

« Ne mépriser la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c’est son génie. Charles Baudelaire »

Attiré par le fonctionnement du corps et de l’esprit depuis le plus jeune âge, c’est en étant baigné dans un climat familial totalement imprégné par cela que je prends plaisir à suivre mon père lors de ses voyages de recherches à l’étranger. Nous cherchions toujours à découvrir la petite phrase, le petit geste de ces anciens patriarches qui soignaient les familles de leurs tribus, de leurs villages.

C’est adolescent que je m’oriente vers les arts martiaux, en les étudiants et en les pratiquants pendant plusieurs années. Je découvris avec grand intérêt la philosophie qui règne autour de cet art. Je fus et suis encore fasciné par l’idée que dans notre plus grand calme intérieur réside notre plus grande force.

C’est en Espagne que je suis un cursus en thérapies manuelles alternatives et commence à vivre mes premières expériences face aux souffrants. A cette même époque, la respiration devient pour moi une obsession, je veux la comprendre, la développer, voir ses limites et ses possibilités. Je prends alors mon sac pour l’Inde, terre mère de la maitrise du corps et de l’esprit. J’irai à deux reprises pendant plusieurs mois, rencontrer les Yogis Indiens afin d’observer leurs techniques de respiration, en cherchant à comprendre l’essence de leur philosophie, concernant le corps et l’esprit. Je poursuivis ma route en direction des Tibétains, ils me reçurent en toute simplicité et m’apportèrent toujours plus de réponses à mes questions.

C’est en parallèle à toutes ces aventures, que mon père Bernard Tisné, crée la méthode Kyma. Nous la développons ensemble et la professionnalisons depuis quelques années en la pratiquant et en formant dans les grandes villes de France et de Suisse des professionnels du bien être venant de tous horizons médicaux confondus…